Le jour J


La semaine précédant la compétition
Pour les danseurs, la compétition commence bien souvent plusieurs jours avant la date prévue. Préparation mentale, entraînements spécifiques ou, tout simplement, vérification des tenues interviennent durant la semaine qui précède le jour J.
Durant cette période, Serge et Christine, seniors II de Mulhouse (B en latines, C en standards), s'entraînent environ 2 h par jour en travaillant toutes les chorégraphies en musique : « Le travail est essentiellement axé sur l'interprétation musicale des danses. L'objectif est de travailler les points techniques, la connexion et l'osmose du couple. Il n'y a pas de prise de tête : nous travaillons autre chose si ça ne passe pas. Nous travaillons aussi l'endurance en essayant de danser chaque morceau sans s'arrêter pendant 2 min. 30. »
Carlos Ferreira, professeur de danse sportive à Albi, préconise le même nombre d'heures d'entraînement que d'ordinaire voire un nombre sensiblement supérieur durant cette période : « Il s'agit plutôt d'un travail de fond, avec insistance sur quelques points tels que le visuel, le caractère de la danse, l'impact, la chorégraphie. On ne fait pas de progrès à une semaine des compétitions ! » Diana Ribas, professeur à Villeurbanne, insiste sur ce point : « Les entraînements doivent rester réguliers, c'est-à-dire tous les jours pour un couple de série A, jusqu'au jeudi soir compris. » Elle considère que « la fixation d'objectifs n'est pas nécessaire à chaque fois, car elle est faite en début d'année. » Pour Carlos, durant cette période pré-compétition, il faut se ménager l'un l'autre pour « un esprit positif et une cohésion au sein du couple » et donc éviter les mots qui fâchent.



La veille de la compétition
La veille de la compétition, les conseils des professeurs sont immanquablement les mêmes : faire un entraînement léger voire ne pas danser, se détendre, bien s'alimenter en prenant de préférence des féculents, ne pas se coucher tard, préparer consciencieusement ses affaires. Il faut surtout éviter tout stress inutile comme devoir recoudre un bouton ou strasser une robe. Car il est vrai que, pour nombre de compétiteurs, les questions matérielles prennent souvent le dessus un ou deux jours avant le grand rendez-vous. Seniors II E, Francis et Maryline, de Poissy, font l'apprentissage de la compétition et de tout ce qui s'y rapporte. Ils commencent en général à préparer leur valise deux jours avant afin de s'assurer qu'il ne leur manque rien. Ils suivent pour cela une liste bien définie. Sophie, partenaire de Christophe, adultes D en standards, E en latines, a pris le parti d'emporter certains objets en double : « Depuis qu'une de mes chaussures m'a lâchée durant un entraînement mais aussi lors d'une compétition, je joue la carte “sécurité”, quitte à alourdir la valise... au moins, je pars danser sans souci ! » Pour les danseuses, c'est aussi deux ou trois jours avant la compétition qu'elles doivent s'assurer des derniers soins corporels indispensables.

Se rendre à la compétition
Selon le lieu et l'heure de la compétition, il convient aussi de bien prévoir afin d'arriver dans les meilleures dispositions. Francis et Maryline se déplaçaient pour la première fois en province à l'occasion des derniers critériums nationaux : ils ont pris le train pour ne pas être trop fatigués, sont arrivés la veille et on passé la nuit dans un hôtel situé le plus près possible du lieu de la compétition afin d'être frais le jour dit. Laurent et Julie, adultes C venus de Bourg en Bresse ont fait de même. C'est généralement ce qui est recommandé par les professeurs lorsque la compétition est éloignée et, si elle est proche, Diana Ribas précise qu'il vaut mieux ne pas partir à la dernière minute et prévoir du temps pour parer à d'éventuels problèmes sur la route. « Lors d'un déplacement à l'étranger, je demande la même préparation. Si le couple part en avion, je lui conseille d'avoir ses habits de compétition en bagage à mains. On peut rater une compétition à cause d'un bagage non arrivé. éviter aussi les correspondances trop longues et d'arriver tard le soir. Se reposer est essentiel. »

Arrivée et préparation
« Le jour J, il est important de prendre possession des lieux et de le faire le plus tôt possible », selon Carlos Ferreira. Pour cela, il conseille d'arriver tôt sur place. En effet, une fois sur le lieu de la compétition, les couples ont fort à faire pour terminer de se préparer mais aussi pour s'échauffer et se mettre en condition.
Pour les danseuses, en particulier, le temps de préparation est souvent assez long. Julie nous indique qu'il lui faut entre 2 h et 2 h 30 de préparation pour le maquillage, le maquillage corporel et la coiffure : « Je dois toujours prévoir ce créneau avant et, quand on part très tôt, ce n'est pas facile. Lorsque la compétition est loin et qu'on sait qu'on va passer tout de suite, il arrive que je commence dans le car ou sur l'aire d'autoroute quand on s'arrête. Je termine souvent sur le lieu de la compétition. Quand c'est à côté, je le fais chez moi, le matin, je préfère. Je suis mieux installée, j'ai mes petites habitudes. » Diana conseille aux danseuses d'arriver maquillées et coiffées. Selon Carlos, c'est une bonne chose : « Il faut être au calme et dans de bonnes conditions ce qui n'est pas forcément le cas dans les salles où se déroulent les compétitions. C'est également un facteur de risque d'énervement qui disparaît. N 'est-ce pas, messieurs ? » Dans tous les cas, Diana insiste sur le fait que la présentation du couple est très importante : « Ils doivent avoir un look et un comportement irréprochables. »
Serge et Christine arrivent le plus tôt possible afin de s'installer, reconnaître les lieux, se mettre en jambe et profiter de tout le temps alloué à l'échauffement. Francis et Maryline estiment, eux, ne pas avoir pu s'échauffer dans de bonnes conditions lors des critériums : « C'est une grande compétition. Il y a beaucoup de monde. Il faut l'accepter. ça fait partie de la capacité qu'on doit avoir à gérer le stress. » Laurent et Julie ont beaucoup plus l'habitude de ce genre de circonstances : « On prend les repères sur la piste. On regarde si le sol adhère ou pas. On s'échauffe, on essaie de passer nos chorégraphies pour prendre nos repères et, en même temps, on essaie de se détendre, de se mettre dedans, de se concentrer. » Pour Carlos Ferreira, un échauffement seul s'impose pour sentir la piste puis un échauffement à deux pour la connexion du couple, les sensations, les repères sur la piste. Diana Ribas indique que c'est un moment important pour le danseur qui doit placer ses enchaînements sur la piste.



Gérer sa compétition
Quand la compétition commence, le couple doit être fin prêt : en tenue, échauffé et concentré. à ce moment, chacun ne pense qu'à produire sa meilleure danse. Christophe et Sophie font alors un échauffement de dernière minute afin d'accélérer le rythme cardiaque juste avant d'entrer sur la piste. Laurent et Julie, eux, se ménagent un moment de calme, si possible en retrait. Les couples ont souvent ainsi un petit rituel qui leur permet de se « mettre dedans » et les aide la plupart du temps à gérer le stress. Cette gestion du stress dépend du caractère du couple et de l'importance de la compétition selon Diana Ribas : « Un couple peut être totalement différent en compétition qu'en entraînement. Certains ont besoin d'être secoués, d'autres rassurés. » Carlos pense aussi que la gestion du stress est propre à chaque individu : « Je préconise à mes couples de ne pas évacuer. Il fait partie de la donne. Il n'est pas forcément mauvais et aide peut-être plus qu'il ne dessert à condition de l'apprivoiser et plutôt seul qu'à deux. Il n'est pas question de faire partager ses angoisses à l'autre. » Tâche souvent fort difficile pour les couples que cette gestion du stress malgré les conseils des professeurs. Aux critériums nationaux, Laurent et Julie nous confient : « Entre les danses, c'est assez long et c'est difficile. On a beau essayer de contrer le stress, il monte progressivement. »
Car, bien souvent, si les danseurs doivent rester concentrés sur leur danse, ils doivent aussi composer avec le timing de la compétition. Entre les différents tours, Christophe et Sophie s'aident par des conseils, échangent quelques consignes ou remarques pour améliorer leur danse au fil de la compétition : « Afin de bien gérer les efforts à fournir et d'éviter l'accumulation de toxines, nous buvons beaucoup d'eau. C'est important pour notre équilibre musculaire, lors de la compétition mais aussi lors de notre préparation, et cela nous permet de mieux récupérer après une “performance”. » En effet, la gestion de la fatigue, mais aussi du stress, est importante. Laurent et Julie se préparent une 30 min. avant : « Quand les tours sont rapprochés, il ne faut pas se refroidir mais il ne faut pas non plus tout claquer à l'échauffement. On sautille, on fait des flexions, de petits étirements pour que les muscles soient bien chauds. Dans les compétitions où on danse l'après-midi et où on ne redanse que tard le soir, c'est plus dur musculairement. On a beau essayer de contrer la fatigue, elle s'installe, c'est pesant et on ne s'échauffe plus pareil. Mais on se dit que c'est pareil pour tout le monde. » Si l'attente entre les tours est longue, Diana conseille la détente mais de rester sur les lieux pour reprendre les étirements une heure avant et être en tenue 30 min. avant. Pour Carlos aussi, l'attente passe par une phase de détente physique avec un brin de concentration sur la piste pour garder une connexion avec la compétition : « La fatigue se fait sentir quel que soit le niveau du couple. Pourtant, elle se gère différemment selon ce même niveau. Chaque couple est différent et certains peuvent se permettre de ne pas trop donner dès le 1er tour et sont par conséquent avantagés, la fatigue n'apparaissant que plus tard. »
Lors de grands rendez-vous comme les critériums nationaux, les championnats de France ou les grandes compétitions internationales, les couples doivent non seulement gérer l'attente entre les tours tout au long de la journée mais aussi l'attente entre les danses puisqu'il y a souvent plusieurs passages pour chaque danse. Francis a déjà un petit rituel : « J'ai besoin de penser à ma chorégraphie qui est toute simple, de l'avoir bien en tête. J'ai besoin de ce langage mental. » Les professeurs s'accordent à dire qu'il est inutile de regarder les autres passages et qu'il vaut mieux se focaliser sur sa propre danse. Julie aussi pense qu'il ne vaut mieux pas regarder les autres. Pourtant : « Malheureusement, je suis curieuse alors je les regarde et je pense qu'il ne vaut mieux pas parce que, parfois, ça mine le moral avant d'entrer sur piste. En regardant les autres, on fait toujours un comparatif. » Pour Carlos Ferreira, c'est une approche personnelle où chacun doit sentir les choses à sa façon. Toutefois, son conseil est le suivant : « Lorsque les tours sont en plusieurs passages, l'attente entre les danses doit se faire de façon détendue mais sans perdre la concentration et en se focalisant sur la danse suivante. »
La présence de l'entraîneur aussi peut parfois changer la donne selon l'expérience du couple et l'importance de la compétition. Le témoignage de Serge et Christine est révélateur à cet égard : « Lors des grandes compétitions, nos entraîneurs nous accompagnent, mais nous avons appris à nous débrouiller seuls. Au début, nous nous sentions un peu orphelins mais nous avons vite appris en écoutant leurs recommandations. C'est toujours un plus quand ils nous accompagnent car nous avons un regard et une analyse en direct sur nos prestations ; c'est rassurant et motivant. De plus, il y a la complicité surtout quand nous sommes sur piste et que nos regards se croisent. » Concernant les compétitions à l'étranger, ils considèrent que la gestion de la compétition est la même à quelques détails près : « Il faut être plus attentif aux informations et vigilant (problème de la langue) car les compétions se déroulent différemment. C'est un stress supplémentaire à gérer. »

L'après compétition
Christophe et Sophie, avant de partir de la compétition, font des étirements. Ils effectuent aussi un debriefing spontané entre eux afin d'ajuster leurs objectifs pour la compétition suivante : « Le debriefing se fait également avec nos entraîneurs lors du cours suivant la compétition et nous apporte de nombreux conseils adaptés à notre situation, à notre niveau et à notre progression en fonction des objectifs fixés. » Serge et Christine, le lendemain de la compétition, effectuent un décrassage sous forme d'étirements pour éliminer les courbatures et reprennent l'entraînement le surlendemain. Il leur arrive aussi d'organiser, dans les jours qui suivent et s'il y a eu un podium, une petite fête avec les autres compétiteurs... pour partager ces bons moments en regardant la vidéo de leur performance.

La gestion de la compétition semble bien souvent une affaire personnelle. Nous vous avons donné ici quelques grandes règles permettant d'éviter stress et fatigue si elles sont suivies mais c'est ensuite à chacun de savoir quelle façon de procéder, quels rituels lui conviennent le mieux pour être performant le jour J.

Un entraînement pré-compétition – Diana Ribas
Pendant la période pré-compétition, Diana Ribas préconise un entraînement type : « Le travail portera plus sur le déroulement des chorégraphies, la présence sur piste, une mise en condition (petite piste, gestion de l'attente entre les tours) avec exécution des 5 danses sur 2 min. par danse en entraînement collectif puis un passage individuel sur une danse par tirage au sort avec critiques sur ce qui ne va pas et qui pourrait être amélioré. »


L'encadrement des jeunes – Frantz Ducroix, entraîneur à Cergy
Il est très important à tout âge de se fixer des objectifs en compétition. C'est souvent un travail très difficile pour les enfants. En effet, ils ont tendance à répéter sans but précis leurs chorégraphies, juste pour le plaisir de danser, mais sans danser « intelligemment ». C'est pourquoi, la semaine précédent une compétition importante, il faut leur donner à chacun un ou deux objectifs techniques simples sur lesquels ils doivent se concentrer ce qui évite qu'ils s'éparpillent lorsqu' ils sont sur la piste.
Je leur fais faire également de la visualisation. C'est un exercice difficile pour les enfants, certains ayant beaucoup de mal à s'imaginer eux-mêmes dans l'espace. Ils doivent s'allonger et fermer les yeux. Je passe alors des musiques de chaque danse pendant 1 min. 30 et ils doivent se voir en train de faire leurs chorégraphies tout en appliquant les objectifs définis précédemment. S'ils connaissent la salle dans laquelle la compétition aura lieu, ils doivent s'imaginer danser dans cette salle.
La veille de la compétition, il faut aussi préparer les affaires (tenues, maquillage, carnet de danse...). Je demande aux parents de les vérifier ou de les préparer eux-mêmes selon l'âge de l'enfant.
Le jour de la compétition, coiffure et maquillage se font de préférence à la maison ou à l'hôtel. Ce sont souvent des points de discorde entre les filles et leur maman qui n'ont pas la même notion de ce qu'est un beau maquillage, par exemple.
Une fois sur les lieux de la compétition, il faut commencer par courir 10 min., si possible dehors, puis s'étirer. Si l'entraîneur est présent, il est préférable qu'il dirige l'échauffement. Ensuite, les enfants doivent tester la piste à deux, pour créer un climat de couple.
30 min. avant le début de leur premier passage, les enfants doivent s'habiller avec l'aide des parents. Ensuite, il faut leur demander de se calmer, de penser à leur danse et de ne pas s'agiter car ils sont souvent impatients d'entrer en piste.
L'entraîneur joue un rôle de « réconfort » important, les enfants marchant beaucoup à l'affectif. La simple présence de leur entraîneur leur donne souvent confiance en eux.
Pendant la compétition, ils ont du mal à rester concentrés sur une longue période de temps. Si les tours sont proches les uns des autres, il faut rester avec eux pour essayer de maintenir leur motivation en leur donnant quelques conseils pour le tour suivant. Il faut rester très positif. S'il y a une longue interruption entre deux tours, il vaut mieux, dans la mesure du possible, les emmener à l'extérieur de la salle, leur faire prendre l'air pour qu'ils passent à autre chose. Entre les passages, il faut les féliciter sur la danse précédente, leur donner un petit conseil pour la suivante.
La relation danseur-enfant/entraîneur/parents est souvent la clé de la réussite ou la cause de l'échec... En effet, les parents sont parfois plus difficiles à gérer que les enfants tant ils ont du mal à se situer dans cette relation tripartite. J'ai l'habitude de dire aux parents que lors d'une compétition, ils ne sont et ne doivent être que des parents, c'est-à-dire ni un prof, ni un entraîneur, ni un coach. Leur rôle n'est cependant pas négligeable. Un entraîneur ayant plusieurs couples d'enfants à gérer ne peut pas être partout à la fois, vérifier que tout le monde est prêt, habillé, coiffé, échauffé... Le rôle des parents est de veiller à ce que leurs enfants soient prêts en temps et en heure, à ce qu'ils s'alimentent correctement et, le plus important, de les encourager. Beaucoup de parents ne peuvent s'empêcher de donner leur avis sur la prestation de leur enfant ou pire sur celle du ou de la partenaire. Cela vient souvent interférer avec ce que leur dit leur entraîneur qui voit les choses sous un œil professionnel et pas affectif. Les enfants ne savent plus qui écouter et essaient de satisfaire tout le monde ce qui est quasi toujours négatif pour leur prestation suivante... Les enfants, même s'ils ne le montrent pas toujours, sont extrêmement sensibles à ce que leur disent leurs parents sur leur prestation... Une simple remarque négative, qui pourra sembler innocente aux parents, peut complètement décourager un enfant.

Le rôle du coach – Diana Ribas
Je consacre en début de saison au moins une heure de discussion avec chaque couple pour parler des compétitions qu'il doit faire absolument, des objectifs, de leur entraînement, des tenues, etc.
En compétition, l'entraîneur se doit d'être là le plus souvent possible pour pouvoir agir et donner ses impressions. Je donne des conseils de tenue, de floorcraft, de placement sur la piste, d'expression, mais pas de technique. Si elle a été suffisamment travaillée avant, elle sortira. Penser à sa technique sur la piste n'est plus nécessaire, il faut penser à s'exprimer.
L'entraîneur doit être présent pour gérer les éventuels conflits du couple, une broutille peut dégénérer et, s'il n'y a plus d'entente et de complicité dans le couple, plus rien ne va. Il est évident que plus l'on met de choses de son côté, plus on a de chances de réussite, mais cela n'est pas toujours prouvé. Parfois, tout va mal, et l'on fait de bonnes performances ! Je pense aussi qu'il est bon pour le moral des couples que le club soit regroupé : se sentir encouragés et soudés est très motivant.
Je suis pour un debriefing immédiat en sortie de piste, à la fin des 5 danses. Le professeur doit être visible de ses élèves, s'il y a des problèmes à résoudre, cela doit se faire immédiatement. Il doit avoir une grande complicité avec ses élèves : de simples regards peuvent donner des directives. Un débriefing plus complet doit avoir lieu les jours qui suivent pour analyser à froid la compétition par rapport aux autres couples ; il est important aussi pour le professeur de regarder non seulement ses couples mais les autres couples susceptibles de les battre afin de pouvoir expliquer pourquoi les autres couples étaient placés devant et ce qu'il y a à faire pour les battre.
Quand je ne suis pas là, les couples doivent se comporter de la même façon. En général, ils me téléphonent entre chaque tour. Le debriefing se fait comme pour les autres compétitions, mais plus sur leur ressenti. Parfois, ils rapportent des vidéos.

Magalie Guillaume